1960 / Etudes - Studies

Technique Mixtes - Mixed Techniques

Franck Ober - Galerie Malaval, Lyon


Max Laigneau dans une figuration perfectionniste détache les objets familiers au coeur de purs espaces maritimes, mettant en lumière commune une réalité nouvelle. Max Laigneau reste attaché au dessin sans artifice, attaché également au métier de peintre, technique travaillée.


Il peint et ne cherche pas à dénoncer, mais interroge. Il fixe, imagine, montre, joue.


Ces toiles ne sont qu’une somme de sensations, d’impressions, de combinaisons,  de formes, de couleurs et matières .
Délectation visuelle et pénétration spirituelle complètent cette démarche. Max Laigneau aime procéder dans sa création plus par intuition que par calcul. Il aime l’insolite distribution des espaces, les vides habités, et essaie d’y introduire une sorte d’étrangeté logique. Perspectives imprévues , espaces mi-imaginaires mi-réels, satisfont son goût pour les ordonnancements insolites.


N’y a-t-il pas plus de mystères dans les rapports d’un espace vide avec un espace plein, que dans les compositions  les plus complexes; d’où la recherche de plages vides qui habitent ses toiles. Le temps s’arrête, l’image est fixe, c’est sa façon d’imposer à l’œil la beauté d’un geste, lumière particulière, gestes et effets insolites, contresens, goût de la mise en scène surréel,  tensions dramatiques, monde silencieux, humour et anecdotes , c’est l’univers d’un peintre qui aime à sa manière ordonnancer le monde.