1960 - 1990 / Compositions - Nature Morte

Max Laigneau un peintre qui a acquis une grande maitrise et a perfectionné, dans le silence solitaire de son atelier Meylannais, la clé secrète des verts horizons qui découpent, en nets aplats, des campagnes immobiles, étalent sous des ciels pommelés des surfaces sans rides,

se fondant dans des clartés lointaines.


Et toujours, en premier plan, de surprenants objets disposés sans hasard, posés par une humaine et invisible intervention, coquilles d’oeufs sur une strictes nappe blanche, face à l’immensité d’un plat soleil, ou des violons abandonnés parmi les fleurs, ou bien des feuilles de papier roulant sous le vent léger, face à cette ouverture sans limite à la lumière dont on perçoit si puissamment le surréalisme paisible.


D’un destin noble et précis, Max Laigneau chasse toute angoisse de ses décors simplifiés, dont il ne conserve que les lignes de forces pour les animer ensuite de circonvolutions aux reflets violets d’un chou rouge disséqué, d’une coupe de fruits, de fleurs et de galets mêles, ou d’objets presque incongrus par leur simplicité de lignes familière, chaises de bois arrondi, violon sur tond de nuage, chou-fleur sur fond de mer ou poupées désarticulées qui peuplent souvent l’univers du peintre de leurs fantasmes de corps brillants, cassés, étirés, aux moues imperturbables.

Tristan, critique d'art